MAGNY-COURS
2026 – Manche 2/6

Ce dernier weekend de course en France avait plutôt bien commencé, des séances d’essais fructueuses, une voiture mise à notre main, sommes arrivés aux qualifications prêts à faire parler la poudre.
Premier à m’élancer dans cet exercice, même si je n’arrivais pas à réaliser le tour parfait, je décrochais le quatrième temps de ma séance, plutôt encourageant. Si Pierre Couasnon avait un peu plus de mal, avec le douzième temps de la deuxième séance, Paul s’en sortit assez bien avec le cinquième temps.
Cumulés, nos chronos nous plaçaient en première ligne, à la deuxième place sur la grille !
De quoi nous ravir, équipage et team, conforter notre potentiel, et envisager la course sereinement, avec de bonnes options stratégiques.
Il me revenait de prendre le départ, non sans un certain plaisir, avec la vue devant moi bien dégagée.
Auteur d’un bon envol, je conservais cette deuxième place, avant de la céder suite aux assauts du troisième concurrent, afin de préserver les pneumatiques pour la suite de cette longue course de quatre heures. Restant dans le sillage des deux coureurs me précédant, à l’aspiration, je tenais un très bon rythme.
Las, au dix-septième tour, alors que j’arrivais à fond de cinquième, soit aux environs de 220 km/h, à l’approche de la chicane du Nürburgring, un pif-paf sans difficulté particulière, tout juste si nous y freinons, au moment de tourner le volant, la voiture ne prit pas la direction voulue…
J’insistais, toujours rien, et je me retrouvais à filer tout droit, debout sur les freins à travers le bac à gravier, direction le mur de pneus, que je percutais de front à pas loin de 180 km/h…
Choc violent, voiture passablement détruite, et mes deux jambes blessées, je parvins à m’extraire du cockpit, mais ne pût pas aller très loin. Je m’allongeais, la course s’arrêtait là.
Erreur de pilotage, incident mécanique, je me posais mille questions sur ce qui avait bien pu arriver. Comme l’a dit Matias Beche, 4 ans de pilotage sans un tête-à-queue, l’erreur fût vite mise de coté !
Après investigation, il s’avéra qu’une rotule de la biellette de direction, pièce pourtant neuve, changée à chaque course, avait rompu. Incident rarissime, il a fallu que ça tombe sur moi.
C’est mon premier accident en sport automobile, et, même si j’en retire grande frustration, nous pouvons dire que je m’en sors assez bien !
Pour ce qui est de la suite de la saison, me voilà convalescent, me reste à prendre mon mal en patience et à optimiser la récupération pour revenir au plus vite qu’il sera possible.
Je reviendrai vers vous, avec de bonnes nouvelles, d’ici là, bon été à toutes et à tous, un grand merci pour vos précieux soutiens !
Photographies Laurent Gayral